Bon ça commence à se calmer, il était temps, ça commençait à sentir les grands moments de frénésie de 99/2000 sur la bourse et la banque en ligne.
Tous les candidats acheteurs sont maintenant bien validés rapidement, reçoivent le dossier de présentation et nous avons eu quelques conversations interessantes avec des acheteurs et des intermédiaires, on arrive dans la phase traditionnelle, des chiffres et des conversations.
En revanche j'ai encore un backlog de réticents qui veulent traiter en direct avec nous sans passer par e bay, c'est terrible ce refus du progrès :-)
Comme toujours on voit aussi arriver quelques commentaires acerbes sur les blogs, c'est agaçant quand on essaie d'expérimenter, d'innover de faire un truc un tout petit peu marrant et décalé, il y a toujours le donneur de leçon qui trouve que 1° le concept est nul, 2° la boite ne vaut rien, 3° ça va pas marcher, 4° j'ai toujours pensé que ce gars était qu'un poseur etc...
Parce que c'était une boutique en ligne, même de taille modeste, parce qu'elle est bien structurée, parce que nous avions à peu près bien préparé le lancement, la presse s'y est interéssée, elle ne l'aurait pas fait pour d'autres entreprises sur lesquelles nous travaillons en ce moment et dont l'utilité sociale ou économique est au moins aussi importante. Nous n'avons pas non plus l'intention comme le voudraient certains de présenter nos excuses parce que c'était un beau "coup" marrant et qu'on en a beaucoup parlé.
Un journaliste me demandait ce matin si la première Une du Fig Eco consacrée à un évènement "e.business" depuis qq siècles ( de temps internet bein sur..) traduisait un changement dans le métier de banque d'affaires. A notre avis clairement non, néanmoins...
D'abord e bay n'est pas une bourse et on ne pourra pas vraiement vendre des entreprises de manière régulière par ce biais, on peut faciliter la diffusion de l'info sans plus.
Ensuite, même si j'aime dire que mon vrai métier c'est de réinventer de vieux métiers financiers avec des nouveaux services fondés sur la technologie, pour les FusAcqs le morceau est paradoxalement plus gros qu'avec la bourse.
Avec Viaduc/Linkedin, des bases de données entreprises, des blogs et quelques "trucs" de communication, on facilite la préparation d'un deal, la rencontre entre des acheteurs et des vendeurs, on ne fait pas la négociation en elle même. C'est toujours mieux que le Rolodex d'autrefois mais ça se finit quand même autour d'une table de négociation.
Avec Chaussetteonline, nous experimentons, nous explorons et notre visibilité ne va pas jusqu'à la transaction elle même. En théorie "filsdecosse" vend sur ebay un nom de domaine et un stock, en pratique TOUS les gens à qui nous parlons veulent acheter au moins le fonds de commerce et souvent la société elle même. Tout cela va se préciser dans la conversation/compétition des jours qui viennent mais le "jeu" et les rêgles du jeu sont encore très flexibles.
Pierre et Thierry voulaient vendre la société ou l'activité à une personne ou une société qui saurait la faire vivre, la développer et gagner sa vie avec. Notre objectif de transaction est bien dans cet esprit de transmission d'entreprise.
Que ceux qui ont des oreilles entendent.
Bonsoir
OdM


Absolument d'accord avec OdM : les donneurs de leçons et les réticents au changement (zutrement dit les "pisses vinaigres") sont toujours aux premières loges pour ironiser sur les "premières" et les découvreurs de voies atypiques. Ce blog serait-il donc accessible par Minitel ?
Et d'ailleurs, après quelques mois et la banalisation de la pratique initialement dénoncée, ces bien-pensants ne s'exclameront-ils pas en bombant le torse : "j'y étais" !?
Saluons plutôt cette jolie leçon de comm' et cette nouvelle avancée des NTIC ...
"Stay hungry, stay foolish" ;o)
Rédigé par: PA | 22 mars 2006 at 21:18