par JACQUES CLERC. 21.12.08
La consigne semble claire dans les médias : citer au moins 10 fois le mot "crise" par journal et illustrer ses effets désastreux dans la vie quotidienne avec les images les plus fortes possibles. Les journaux télévisés sont passés maîtres dans cet art avec les voix et les mimiques de circonstance. Pas de jour sans son lot de larmes et de détresse. Certes la vie n’est pas facile, mais pourquoi se faire aussi mal ?
Que surviennent des bonnes nouvelles - il y en a-, ou des chiffres officiels en contradiction avec le dogme, il faut les ignorer ou les relativiser. La consommation a augmenté en septembre ? Heureusement, elle a baissé en novembre. Bien qu’elle risque d’augmenter à nouveau en décembre. Les derniers chiffres de l’INSEE sur 18 mois montrent, au pire une stagnation du pouvoir d’achat, au mieux un gain ? Le taux d’inflation diminue fortement et l’essence voit son prix baisser d’un tiers ? On n’en parle pas. Ça ne rentre pas dans le modèle. Les collectes des livrets A dépassent toutes les prévisions, les réservations pour les vacances de fin d’année se présentent bien ? Comment va-t-on présenter des stations de ski prises d’assaut alors que cela fait maintenant des mois que l’on dit plusieurs fois par jour qu’il n’y a plus d’argent nulle part ?
Sur jouer la crise aggrave la crise - Opinions - Le Monde.fr.


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